Votre médecin vous a proposé une césarienne. Cette page a pour but de renforcer les informations qui vous ont été apportées et explique les raisons de ce mode d’accouchement sur les principes, les avantages et les inconvénients potentiels de l’opération qu’il vous a conseillée.
La césarienne permet l’accouchement par une incision de l’abdomen et de l’utérus, lorsque les conditions, chez la mère ou chez l’enfant, ne sont pas favorables à un accouchement par les voies naturelles.
L’intervention est réalisée le plus souvent sous anesthésie loco-régionale (péridurale ou rachi-anesthésie), cependant, une anesthésie générale est parfois nécessaire, selon votre cas et les décisions du chirurgien et de l’anesthésiste.
L’ouverture de l’abdomen se fait par une incision horizontale le plus souvent. Parfois, une incision verticale est préférable du fait des antécédents ou de circonstances particulières. L’ouverture de l’utérus permet d’extraire l’enfant qui est confié à la sage-femme ou au pédiatre. Les parois de l’utérus et de l’abdomen sont ensuite suturées.
Les suites d’une césarienne et la durée d’hospitalisation sont un peu plus longues que celles d’un accouchement par les voies naturelles. Par contre, vous pourrez allaiter et vous occuper de votre bébé comme après un accouchement normal.
La césarienne n’empêche pas d’avoir d’autres grossesses ultérieurement. En dehors de certains cas, un accouchement par les voies naturelles peut être envisagé pour les grossesses suivantes.
La césarienne est une intervention chirurgicale courante dont le déroulement est bien codifié.
En cours d’opération, des lésions d’organes de voisinage de l’utérus peuvent se produire de manière exceptionnelle : blessure intestinale, des voies urinaires ou des vaisseaux sanguins, nécessitant une prise en charge chirurgicale spécifique. Dans le cas exceptionnel d’hémorragie provenant de l’utérus pouvant menacer la vie de la patiente, une transfusion sanguine ou de produits dérivés du sang peut être rendue nécessaire.
Dans cette situation, si les traitements médicaux, chirurgicaux spécifiques ou l’embolisation artérielle mise en œuvre pour traiter l’hémorragie sont inefficaces, il peut s’avérer nécessaire très exceptionnellement de réaliser une hystérectomie (ablation de l’utérus pour arrêter le saignement).
Dans les suites de l’intervention, les premières 24 heures sont souvent douloureuses et nécessitent les traitements antalgiques puissants qui vous seront administrés. Parfois un hématome ou une infection (abcès) de la cicatrice peuvent survenir, nécessitant le plus souvent de simples soins locaux. Il n’est pas rare qu’une infection urinaire survienne, généralement sans gravité (sonde urinaire). Un traitement anticoagulant peut être prescrit pendant la période de l’hospitalisation afin de réduire le risque de phlébite (formation d’un caillot dans une veine des jambes) ou d’une embolie pulmonaire. Exceptionnellement, une hémorragie ou une infection sévère peuvent survenir dans les jours suivant l’opération et nécessiter des traitements spécifiques, voire une réintervention. Comme toute chirurgie, la césarienne peut comporter très exceptionnellement un risque vital ou de séquelles graves.
Il est impératif d’informer le médecin de vos antécédents (personnels et familiaux) et de l’ensemble des traitements et médicaments que vous prenez.
Un séjour plus bref peut-être envisagé avec une hospitalisation à domicile.
Après l’opération :
Vous venez de bénéficier d’une césarienne. Le suites opératoires se passent habituellement sans incident, néanmoins nous souhaitons vous donner quelques conseils.
En ce qui concerne la cicatrice, nous vous recommandons de la laisser au maximum à l’air, et d’éviter de prendre des bains avant 15 jours-3 semaines. Par contre vous pouvez prendre des douches à condition de bien sécher la cicatrice après.
Il est normal que vous ayez des pertes de sang modérées, pendant une quinzaine de jours, ces pertes de sang devenant de plus en plus claires avec le temps.
Nous vous conseillons de ne pas refaire de sport sollicitant les muscles abdominaux dans les deux mois qui suivent la césarienne.
Par contre, si de retour à la maison vous vous plaignez :
nous vous demandons soit de venir aux urgences de l’hôpital soit de consulter votre médecin traitant.
Il faut également consulter, si vous vous ressentez des douleurs dans un mollet, ou si votre cicatrice de césarienne devient rouge, douloureuse.
En conclusion, n’oubliez pas votre visite post-natale, six semaines après votre accouchement auprès de votre médecin traitant.